21.07.2007
BERTRAND BELIN À PARIS-PLAGE / INDÉTENDANCES
Vendredi 20/7. Soirée d’ouverture de la scène « Indétendances » de la FNAC. Beau temps, esprit lycéens, stagiaires, plus ou moins âgés. Sécurité présente en t-shirt bleu roi. Un rondouillard présente en disant « je ». Arrive Bertrand Belin et 5 musiciens. Beau timbre de chant un peu à la J.L.Murat. Son d’ensemble clean, très arrangé, rythme alterné piano et guitare, influence Dominique A, Belle et Sébastien, pas trop énervant (ce qui n’est déjà pas mal) Très bon piano (Olivier Daviaud) sens de la mélodie ( accent d’Atomic Rooster ) Très bon ensemble surtout…
…. Rythme dans rythmes. Deux violons un peu figurant. Grands arrangements. Et un tout petit moment de free, même.
Attention : tendance à chauffer trop en fin de morceaux. Cette musique demande de l’ampleur, pas besoin d’hystérie. Cette masse générale n’existe que si elle est lisible . C’est un énorme velour plutôt qu'une folie qui se dégrade en bouillie. C’est pareil dans le jeu de scène. Il faut que Belin fasse preuve de force, non de folie. Il a plus une gueule de capitaine de navire que d’artiste fou. Sa musique est tenue. C’est pas un genre où l’on devient dingue.
Les textes ne se comprennent pas. Pas grave. On est là pour la musique. Malheureusement, à la fin, il jette sa guitare par terre. Erreur de jeunesse. C’est pas dans le trip non plus, ça fait ringard. Vaut le détour.
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DAPHNÉ
À priori, le nom semble énervant. On découvre deux chansons, style cabaret 1956 revisitées 63. Sa voix est fatiguée, une fumeuse, ce qui n’est pas désagréable. La musique évolue mollement dans la rumba. Ça fait peut-ête mieux passer les paroles que l'on remarque. Bon texte, bonne idée de textes. Phrases marquantes. Daphné, très brune. Peau grasse, yeux noirs, une vraie femme, un ventre, des griffes ascerées. « Abracadabra », en anglais est beaucoup plus habité. Heureusement, la musique évolue ensuite en différent accents bizarres et triviaux, dans des harmonies brutes, parfois progresivo-orientales, on quitte la rengaine française. Ça commence à devenir intéressant. Un léger coté Vaya con Dios, et somme toute un peu Pulp dans le sens où il y a une présence, mais un peu n’importe quoi musicalement à l’arrière. La voix timbrée sonne parfois comme celle de Murielle Morenno (Niagara) ce qui est agréable. Les 4 types derrière ne font pas figure de gamin. Manque les compositions de talent. À l’occasion.
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TÉTÉ
À priori, que Tété fasse des prouesses tout seul en scène un peu comme jadis Bobby Mac Ferrin, ça me laisse indifférent. Si je ferme les yeux, j’écoute. Et quoi ? Des chansons honorables.
Mais Tété est parfait. Choristes impeccables. Guitare admirable. J’ai l’impression que sa chanson ne va me tourner dans la tête, en AMT (lire le Tombeau de la Variété Française). Mais bon. La couleur peut rappeler soit Pow Wow au pire et au mieux Lenny Kravitz, même. Il est très drôle lorsqu’il parle, fébrile, entre les morceaux. Les paroles ne se comprennent pas. Tout est au point. Trois niveaux au dessus des autres, c’est Monsieur Plus. Mais je cède à l’adhésion populaire. Par l’ensemble de ses talents, il mérite. Mérite. (plait aux filles)
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AARON.
Ambition plus arty. Des accents de fausse lourdeur comme la musique allemande des ballets de Pina Bauch ? Chanteur bonne présence, ressemble à Vincent Cassel qui danse très bien en veste. Super dance. Mise en scène sonore brillante mais triste, puissante, adulte noir chic. On s’y fait. Bel avenir si morceaux bien.
20:45 Publié dans Chanson française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BERTRAND BELIN, OLIVIER DAVIAUD, TÉTÉ, DAPHNÉ, INDÉTENDANCES, FNAC, AARON


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