12.09.2007

À JOE ZAWINUL

Je commence à en avoir marre des nécrologies (voir mes Chroniques de l'anti-actualité). Mais là, c’est un coup de poignard dans le cœur de la musique qui s’est donné hier. Joe Zawinul est mort. Malédiction (on lira dans la presse sa BIO). Claviériste jazz, jazz-rock et fusion, il a inventé une partie de la musique depuis les années 50, jusqu’à aujourd’hui. De Mile Davis, puis Weather Report et Zawinul Syndicate.
Pourquoi ?(Et cela vous ne le lirez pas ailleurs.) Parce qu’il a,…


… comme marque musicale, le goût, l’attirance ou la maladie, d’avoir une signature modale qui peut déclencher l’allégresse, un style qui fait qu’on le reconnaissait à la première note. (Ceux qui n’aiment pas l’allégresse n’ont pas goûté.) C’est le phrasé Zawinul : un jeu mélodique qui survole, dans des modes très ouverts, avec de grands écarts, sans trop de « septièmes » qui ferment les morceaux dans le jazz. Et cela d’autant plus que sa base, ses grilles, ses accords étaient eux-mêmes, fortement en ce sens et en harmonie avec ses mélodies.
Il était passé au New Morning, il y a deux ans. Tous les morceaux commençaient de la sorte : « tournerie » world, plus ou moins 6/8, bien faite évidemment, assez triviale, voire ennuyeux s’il n’y aurait eu que cela, et puis au bout de 2 ou 3 mn, la musique arrivait, les thèmes, les riffs et solo jouissifs. Tout le monde s’envolait pour finir dans l’orgasme au niveau des oreilles.
Voilà. Le plus beau morceau du monde est bien Nubian Sundance dans Misterious Traveller (Weather Report). Et n’oublions jamais Birdland, non plus. VOIR

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