04.08.2008

EXTENTION DU DOMAINE DE LA MUSIQUE DE BALLOCHE ?

434642332e994dc232fa419a87628372.jpgJe ne sais quelle mouche m’a piquée, mais je me réveille en pensant que tout ce que l’on entend aujourd’hui est de la musique de balloche. Excusez cette radicalité. C’est-à-dire une forme quasiment unique : un morceau court de 3 ou 4 minutes environ où la musique est un accompagnement, d’un type ou d’une fille qui chante et dont l'ego constitue l’essentiel. C’est uniforme et lassant. On cherche de la musique…


… en vain. Ah maleur!
Dans cette extension du domaine du balloche, il y a tous les chanteurs qui se rapprochent de la variété française ou internationale. Et puis on trouve maintenant tout le rock, la pop. Même les Stones ! Bowie ! Et Radiohead ! Et Patti Smith, Léonard Cohen, PJ Harvey, souvent Bjork, toute la musique black ! Aller hop. Et puis le hard-core, le rap, le trip hop, que sais-je… Les bla-blateurs de la chanson. Voilà. Pas grand chose à écouter, tout est sur le voir. J'étouffe aujourd'hui. Bon. Dans le tas, il y a des choses bien, oui, mais… Même en jazz, souvent le chanteur est remplacé par un instrumentiste qui se prend pour un chanteur et se donne à voir plus qu'à entendre. Dans l’avant-garde branchée, l'égo est le tout. On a toujours cette forme de vanité assomante. Comme au bal des vanités, la musique est indispensable… en accompagnement.
Dans quel lieu trouver où retrouver de la musique sans se colter du narcissisme humain lourdaud ? Ah malheur !
J’ai revu hier le film sur Dylan de Scorcese . Formidable. Dylan est formidable. Mais on en devient fou de voir encore cette personnalité écrasante et écrasée par son public. Le film en rajoute : tout sur la personne. Où sont les chansons, l'œuvre, nom de nom !? (dans ce film)
Bon, ceci est lié à une époque individualiste ? Il faut donc changer d’époque.

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