13.11.2008
BERTRAND CANTAT
C’est un cas sans précédant : un chanteur et un artiste de talent. Un leader. Qui dans sa carrière a apporté un souffle. Un style qui colle et qui prétend exprimer la vérité de la vie, une intensité, même une radicalité jusque dans le timbre de sa voix. Ce type aurait dû être la victime, comme John Lennon.
…Au lieu de cela, il tue sa compagne à coup de poing. Un crime particulièrement odieux. Même si c’est involontaire, il l’a fait. Il en est responsable et s’il n’avait pas été là, ce crime n’aurait pas été commis. C’est absolu.
Il fait de la prison. Il sort de prison. Et reprend son métier précédent. Son métier d’artiste pur et de vérité. Est-ce impossible ou est-ce possible ?
Il a toujours un public qui l’attend. Mais comment faire oublier l’irréversible ? Il y aura toujours quelqu’un dans ses concerts ou ailleurs, aujourd’hui ou dans 20 ans, qui pourra le pointer du doigt en disant : « tu as fais ça ! ». Et le condamner (au sens propre). Et qu’est-ce qu’il répondra ? Rien. Il ne pourra que fuir et se cacher. Mais comment se cacher lorsqu’on est une personne publique ?
Comment se racheter de l’irréversible ?
(photo : La cellule n°24 à Vilnius où a séjourné Bertrand Cantat. (c) Raphaël Beaugrand)09:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bertrand canta, noir désir, violence conjugale


Ecrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.