25.05.2009
MARCEL AMONT A QUATRE-VINGT ANS !
Rappel : Marcel Amont s’est fait connaître dans la chanson dans les années 50, époque où pour percer, il fallait rivaliser de « talent », de tenue de scène, de textes mordants, d’esprit, avec pour phare Yves Montand, Aznavour 1ère époque, Gilbert Bécaud idem, Philippe Clay, avec non loin Brassens, Ferré, Catherine Sauvage et Patachou. C’était pas mal quoique le genre est désuet aujourd’hui. Là dedans, Marcel Amont s’en vint progressivement du côté d’Annie Cordy et Georges Guétary. Ah malheur !
Ensuite les années 60 avec les yéyés et le succès d’Europe 1, prennent le tournant de la variété. Lui-aussi. Vinrent les chansons démago, comme les Compagnons de la chanson, et Marcel Amont qui avait du métier, une voix pointue, l’air marrant, petit, sec et pétulant, se place dans les dix premiers en termes d'omni-présence. Grosse en télévision. Encore un gendre que les belle-mères voudraient avoir. Puis vient l’après 68 où…
… il se laisse pousser les cheveux derrière les oreilles avec rouflaquettes, mais cède à la variété qui devient dans l’ensemble et avec lui, de la grosse merde avec foule. Lui ne peut la jouer jeune alors, il garde avec les Compagnons le créneaux des plus de 40 ans. Là, une divergence s’opère avec la modernité, la chanson française prend un coup vieux (sauf Brel, Férré et Brassens). Il devient le roi des ringards et l’exemple même, lorsqu’on veut se marrer entre freaks ou étudiant, du ringard absolu. Ensuite il décline et on n’en parle plus.
Un retour, avec ses cheveux blancs, s'opère côté Pascal Sevran et de nombreux galas en France, avec en discours la défense du bien-chanter, côté pays basque, à la belle voix totalement dépassée sur nostalgie. Ce qui ajoute un positionnement réac de première bourre.
Son plus grand tube restera un Mexicain basané… qui fut la plus grande rengaine comique d’une tristesse absolue nivelé par le bas qui le plomba définitivement (pire que l’Été indien pour Joe Dassin), aux yeux des aficionados de Frank Zappa. Néanmoins, il eut du peps face à un Tino Rossi qui sévissait encore à l’époque comme édifié en saint doux.
Si on était moins idiot collectivement, il doit bien y avoir une ou deux petites chansons de fond d’album vers les débuts qui ne doit être pas trop mal. Enfin pas trop. Mais pas d’inquiétude, personne n’ira les dénicher avant longtemps.
(à la fin du cklip, notez la ressemblance avec Antoine Decaunes)
09:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marcel amont


Ecrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.