04.08.2009
MICHEL POLNAREFF ÉNERVANT
Énervé. Vu hier sur F2, un documentaire sur Michel Polnareff, façon télé actuelle. Malaise.
1) Tout la bio dérive au service du fantasme.
1) Le pétage de plomb est décrit…
…en victimisation, forcément une grande cause. Alors que c’est un classique de la surpuissance, (se prendre pour Dieu), et qui se soigne par une bonne fessée. Ce qui fait mûrir. ce qu’il n’apprendra pas.
2) La loose qui s’en suit (après 72-73) est décrite comme une aventure de l’extrême pathos, du génie ingérable, le mythe du génie qui s'en prend prend la figure alors où parce que c'est tellement un génie que ça ne peut -être que comme ça. Ben oui ! Autour, tous les commentateurs patentés du show bizz ne vont pas déclarer à la télé que c'était un pauv type, le fisc au derrière, qui n'a jamais compris son rôle de chanteur, en somme. « Ah ouoais, Michel, c’est dur… ».
3) L’aventure américaine : l’échec est décrit dans le pathos, le désert, la solitude alors que MP n’a tout simplement pas été à la hauteur. Et au lieu de travailler et de se sortir les tripes, il s’est réfugié dans la loose et l'ego surdimentionné.
4) le retour pathétique avec la concert en Belgique loopé, vu par les commentateurs comme un chemin de croix sacrificiel. Alors que vous, vous faites ça dans votre boulot, on vous vire à coup de pompe dans le derrière, tout de suite, voilà tout.
5) Et à la fin, le retour à Bercy en 2007 est décrit comme la résurrection du Christ, alors que c’est le simple revival de la variétoche (On ira tous au paradis !) tandis que la tournée des yéyés avec Richard Antony et Annie Philippe bat son plein. C’est dire où on en est.
6) Et bien entendu, Sarkozy arrive à l’été 2007 pour offrir au Christ (MP) le concert du Champ de Mars. Merci Monsieur le Président.
Polanareff : un bon talent mais dans le mauvais pays. Ou alors un type qui a eu le talent des 2 premiers albums, disons, et qui ensuite n'a pas tenu le coup.
23:01 Publié dans Tombeau de la Variété Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : michel polnareff



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